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La côte atlantique à vélo en famille

Posted on 19 jan 2014 by in Vélo, Voyages en Bref | 7 comments

velo-famille-atlantique

La famille Poussin Voyageur a passé deux semaines en rando vélo itinérante d’environ 350km avec un enfant de 7 ans et une petite de 15 mois, le long des bords de l’océan atlantique. Voici leur Voyage en Bref.

De La Rochelle jusqu’à la Dune du Pilat avec un détour par l’île de Ré, et un petit saut à Bordeaux sur le retour ! Les étapes: La Rochelle, Saint-Clément-Des-Baleines, Le Bois-plage, Fouras, Le Verdon Sur Mer, Hourtin Plage (NB: Google Maps étant fainéant, il refuse de conserver le véritable trajet pour cette portion dans le plan ci-dessous), Lacanau, Arcachon, et enfin Bordeaux rejoint en train.

 

16 jours en juillet 2013.

Vélo pour les parents ainsi que pour le grand fiston de 7 ans, carrosse princier remorque Croozer bi-place pour la poussine, le porte bébé ultra léger Boba Air, liaisons en train pour tout le monde (16 heures au total, et six changements), bateau ainsi que pont transbordeur !

  • La richesse des paysages de la côte atlantique : Entre forêts, plages, jolis villages comme Fouras et grandes villes côtières comme la Rochelle… chaque jour nous changions de paysage.
  • La fierté de l’exploit accompli tout seul : Pour le grand frère qui n’avait pas encore pratiqué aussi intensément, parcourir de telles distances par la seule force de ses jambes et de sa volonté a été extrêmement gratifiant et formateur. Chaque escale était une récompense en soi pour les efforts qu’il fournissait. A la fin il faisait des étapes de 50 à 60 km facilement! ( et cela ne l’empêcher pas de faire 1000 fois le tours du camping une fois arrivé!:-))
  • La famille au cœur des vacances : Parcourir les distances ensemble, cohabiter tous sous une même tente, les enfants et les deux parents, trouver des solutions ensemble… autant d’occasions de nous retrouver dans notre petite bulle familiale plus soudée que jamais.
  • La notion de kilomètres prend tout son sens : Si la cadette est encore trop jeune pour réaliser cela, notre grand garçon a pu en revanche étudier les cartes (une nouvelle passion pour lui), estimer les distances bien mieux que lors des déplacements motorisés (de même pour le pourcentage des côtes… ;-)).
  • Le goût du changement : C’est épatant de voir chaque jour à quel point la petite aimait passer de la tente à la remorque et inversement. C’était comme deux maisons pour elle, chacune amenant son lot de bonheur, et elle l’a très vite intégré. Pour le grand, la promesse d’escales telles que Fort Boyard, la traversée en bac ou simplement la plage étaient de puissants moteurs.
  • Les rencontres : que ce soit en rencontrant d’autres enfants en camping ou chez l’habitant (nous avons fait quelques escales via des réseaux d’hébergement comme Warmshowers), les enfants ont pu croiser une galerie de personnages et se lier avec eux.
  • La possibilité de franchir certaines étapes en train ou en bateau permettait à la fois de faire des pauses et de mieux maitriser notre planning.

  • Les débuts un peu difficiles pour le grand, le temps d’intégrer la notion d’endurance, de second souffle et quelques notions de pratique (telles que l’inutilité de s’arrêter en plein milieu d’une ligne droite en plein soleil quand on est à 5km de l’arrivée !).
  • Selon les distances entre les escales, nous avions parfois peu de temps pour profiter d’un lieu, ce qui pouvait être frustrant, plus particulièrement pour l’ainé. Un point sur lequel il faut toujours travailler pour s’améliorer.
  • Les aléas habituels peuvent perturber le planning : La petite a été malade (gastro) quelques jours à la sortie de l’île de Ré, et il a fallu adapter au pied levé notre itinéraire et s’assurer qu’elle ait le repos et l’hydratation requise pour récupérer. Ces petites galères n’ont rien d’insurmontable (même s’il faut toujours les prendre au sérieux à ces âges-là) mais démontrent qu’il vaut mieux éviter d’avoir un planning trop rigide.
  • Nous avons dû écourter notre voyage : pour des raisons extérieures, nous avons dû rentrer plus tôt, et renoncer de fait à la destination prévue à l’origine (la frontière espagnole). Du reste, suite aux retards de plannings, nous serions arrivés à Bayonne en pleine feria. Clairement pas l’idéal pour des enfants et des vélos ! (et puis, pas spécialement notre trip non plus…)
  • Le chargement en train avec trois vélos, une remorque et pas mal de sacoches était difficile et très stressant. Nous avons pu cependant affiner nos stratégies (cela fera prochainement l’objet d’un billet rien que pour ça !).
Petit train dans les landes

Le petit train dans les landes

  • Un porte-bébé léger – ce fut pour nous le Boba Air qui avait l’avantage d’être très peu encombrant et hyper rapide à endosser – pour les visites lors des escales, certes, mais aussi (surtout) pour deux situations précises: endormir la petite les deux premiers soirs (la tente, au tout début, c’est un peu trop Disneyland pour les tout petits ; ensuite ils s’habituent) et faciliter le chargement/déchargement des affaires dans les différents moyens de transport annexes tels que trains et bateaux.
  • Le pare-soleil de la remorque qui a évité à notre poussine de cuire sous le soleil de juillet.
  • Des gourdes thermos: au moins une à portée de main sur chaque vélo et une gourde avec paille pour la petite.

Lors des moments les plus chauds, nous avions disposé un paréo mouillé au dessus de la remorque. Cela permettait à la petite de faire des siestes en profitant d’un petit peu de fraicheur et d’humidité. Et même si nous faisions régulièrement des pauses durant lesquelles nous la faisions boire, nous l’avions aussi habituée à boire à la paille quelques semaines avant le départ, ce qui lui permettait de se servir se sa gourde si l’envie lui en prenait entre deux arrêts. Tendre une corde à linge à l’arrière de la remorque est un moyen facile de faire sécher maillots de bains et petites lessives quotidiennes. Lorsque nous le pouvions, nous faisons chauffer le repas de midi de la petite le matin et le conservions dans un récipient thermos. Le reste du temps, elle mangeait comme nous. Après avoir gonflé une fois la bouée de la petite, nous l’avons gardée gonflée et suspendue à l’arrière. Ça augmentait encore notre visibilité et nous économisait du temps de gonflage lors des pauses baignade !

Les enfants s'éclatent en vélo !

Les enfants s’éclatent en vélo !

Endroits préférés

  1. La balade en bateau près du Fort Boyard pour le grand, mais aussi très instructive historiquement pour tout le monde.
  2. La Rochelle et l’Ile de Ré pour leur incroyable bonne intégration des vélos. Un plaisir de circuler en famille que l’on rencontre encore trop peu ailleurs. On y a aussi rencontré quelques personnages hauts et en couleur chez qui nous avons passé d’excellents moments.
  3. Les pistes cyclables à travers les Landes. Dans le calme à l’ombre des grands arbres, notre fils pouvait enfin prendre la tête de l’équipée et profiter d’une sensation de liberté, loin du risque des chauffards.
  4. La dune du Pilat, point culminant de notre petit périple, dominant les alentours avec un panorama à couper le souffle, les enfants jouant dans le sable, et l’océan à nos pieds.

On tentera d’alléger encore un peu plus le chargement (quête perpétuelle des cyclo-touristes), et on optimisera encore plus les chargements de trains (la partie la plus stressante, de loin). Et on espère avoir encore plus de temps pour profiter de cette parenthèse !

Pour en savoir plus…

Les sites et livres qui nous ont aidé à préparer ce périple :

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Galerie Photos

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